Les coopératives agricoles de l’Oriental, locomotive de développement et opportunités d’emplois pour les jeunes

.-Par El Houssain LAAOUAN-.

Les coopératives agricoles se sont vues, ces dernières années, accorder une grande attention des autorités concernées à même d’en faire des entreprises capables de contribuer au développement et d’offrir des opportunités d’emploi.

En effet, les produits du terroir sont considérés comme un maillon important pour ces coopératives, et un levier de développement et de création de richesse dans le monde rural.

Ainsi, une stratégie a été adoptée pour augmenter les revenus des agriculteurs, améliorer leurs capacités et renforcer leurs expériences pour améliorer la qualité et assurer la compétitivité du produit sur les marchés nationaux et internationaux.

Dans ce sens, la région de l’Oriental regorge d’un important potentiel naturel et humain qui lui permet d’adhérer aux efforts déployés par les départements concernés pour promouvoir ces produits locaux et le secteur coopératif agricole en général, et ce dans le cadre de la stratégie de « Génération Green » et de la mise en œuvre du programme agricole régional (2020-2030).

A cet égard, et dans le cadre du plan agricole régional, des efforts matériels et d’encadrement ont été fournis pour la promotion et le développement du secteur coopératif à tous les niveaux, notamment à travers la création d’organisations professionnelles regroupant les coopératives agricoles, les groupements d’intérêt économique et les unions de coopératives, dans les différentes filières de production (miel, amandes, olives et huile d’olive, plantes médicinales et aromatiques, cumin, dattes, viandes rouges…).

Au regard du rôle joué par les organisations professionnelles dans la mise en œuvre du Plan Maroc Vert, la nouvelle stratégie de développement du secteur agricole « Génération Green 2020-2030 » a fait de ces organisations un de ses principaux axes en lançant une nouvelle génération d’organisations agricoles innovantes.

Il s’agit, dans ce sens, de multiplier par cinq le taux d’organisation des agriculteurs, à travers des coopératives agricoles innovantes de nouvelle génération, et de renforcer le rôle des interprofessions agricoles pour s’acquitter de leur mission en termes de développement et de promotion d’un équilibre socio-économique dans le milieu rural.

De l’avis de la cheffe du service des relations avec la chambre d’agriculture et les organisations professionnelles à la Direction régionale de l’agriculture (DRA) de l’Oriental, Hasna Benjaafar, la nouvelle stratégie « Génération Green » place l’élément humain au centre de ses intérêts, notamment les coopératives agricoles, les qualifiant de maillon important du système de développement économique, que ce soit au niveau national ou régional.

Mme Benjaafar a indiqué, dans une déclaration à (M24), la chaîne d’information en continu de la MAP, que cette stratégie a introduit de nouveaux termes, notamment les coopératives de nouvelle génération avec une approche entrepreneuriale et des facteurs de réussite, dont le développement de leurs ressources humaines et leur ouverture aux marchés, qu’ils soient internes ou externes.

Plusieurs objectifs ont été définis visant la création de nombreuses coopératives, dont 1.300 coopératives agricoles à l’Oriental, a-t-elle dit en marge de la 2ème édition du Salon régional de l’industrie de transformation agricole à Taourirt (14-19 janvier), soulignant que plus de 250 coopératives ont été créées à ce jour, dont 90 coopératives féminines au profit de 2.500 membres.

S’agissant du développement des ressources humaines de ces coopératives et de leur ouverture aux marchés, Mme Benjaafar a indiqué que cette manifestation agricole s’inscrit dans ce cadre, avec la participation de plus de 120 coopératives agricoles relevant des provinces de l’Oriental et de diverses régions du Royaume, en plus de la grande affluence de visiteurs.

Le Salon a constitué une occasion pour ces coopératives agricoles de promouvoir et de commercialiser leurs produits de terroir, en plus de bénéficier d’ateliers et de séminaires scientifiques encadrés par des experts et professeurs spécialisés, avec la participation de tous les acteurs des secteurs public et privé, professionnels et chercheurs dans le domaine agricole.

Dans ce cadre, Kamal Massaoudi, chef du service à la DRA de l’Oriental, a fait savoir que les séminaires se veulent une occasion de présenter cette nouvelle stratégie agricole, qui donne la priorité au développement humain tout en poursuivant la dynamique du développement agricole.

M. Massaoudi a indiqué, dans une déclaration similaire, qu’en matière de développement humain, la stratégie a proposé un ensemble de projets, que ce soit pour les jeunes, pour les accompagner dans la création de leurs entreprises de services ou coopératives, ainsi que pour promouvoir des projets importants liés à l’agriculture solidaire, qui devraient être réalisés au niveau de la région.

Ce plan, a-t-il ajouté, accompagne également ces coopératives afin de mettre en place des unités de valorisation des produits et de les soutenir en équipements à cet effet, afin de leur permettre de créer des opportunités d’emploi et de commercialiser davantage leurs produits.

Quant à la poursuite de la dynamique agricole dans la région, il a évoqué le développement des différentes filières de production dans le cadre des programmes contractuels, notamment les marchés de gros, les abattoirs, l’irrigation goutte à goutte, et l’aménagement des pâturages.

De leur côté, plusieurs représentants de coopératives ont souligné l’importance de ce Salon qui constitue pour eux une occasion importante de présenter leurs produits et de les commercialiser, ainsi que d’acquérir des connaissances, de partager des expériences, et bénéficier d’ateliers et de séminaires à même de développer leurs connaissances et améliorer la qualité de leurs produits.

Le programme de qualification des coopératives augmentera leurs capacités de production et leur volume de ventes, de même qu’il permettra de créer davantage d’opportunités d’emploi pour les jeunes et d’améliorer les revenus et la valeur ajoutée produite dans le monde rural.