Séminaire national sur la lutte contre les bioagresseurs

L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) a organisé, vendredi à l’Agropole de Berkane, un séminaire national autour du thème « Etats phytosanitaires des cultures et méthodes de prévention et de lutte contre les bioagresseurs ».

Initiée en collaboration avec la Direction régionale de l’Agriculture (DRA-Oriental), l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et l’Office national du conseil agricole (ONCA), cette journée scientifique a fait du partage des expériences son objectif premier.

Elle a constituée une occasion pour faire la lumière sur les acquis en matière de lutte contre les bioagresseurs, particulièrement ceux ayant des incidences économiques, affectant la valeur marchande des productions et entravant le développement et la protection des cultures.

Cet évènement, qui a réuni une pléiade de spécialistes qui ont traité, entre autres, des aspects relatifs à la surveillance et au contrôle phytosanitaire des cultures, a essayé aussi d’apporter des réponses aux besoins croissants des populations, et ce au vu des nouvelles dynamiques observées.

Il a servi ainsi de plate-forme pour présenter, et en avant-première, des approches de lutte contre certains ravageurs et certaines maladies des agrumes dans le périmètre irrigué de la Moulouya, et pour discuter des phytoparasites associés à cette culture et les enjeux de la gestion phytosanitaire au niveau du champ, mais également après récolte.

Les discussions ont porté de même sur les contraintes pathologiques relatives à d’autres cultures, notamment l’amandier, l’olivier et le cactus, et sur l’impact économique des problèmes phytosanitaires et les remèdes possibles, particulièrement les modes de lutte intégrée et biologique.

Pour le directeur de l’INRA, Faouzi Mekkaoui ce séminaire national sur la protection des plantes tend à mettre le point sur les dernières avancées concernant les efforts déployés par les différentes parties concernées (INRA, ONSSA, ONCA, DRA, …) en matière de lutte contre les agresseurs biologiques qui affectent le rendement des cultures et des fermiers.

Il a expliqué dans cette veine que cette journée a servi de plate-forme pour présenter les programmes de recherche de l’INRA dédiées à la protection des plantes, telles que l’olivier, les agrumes, la pomme de terre, ou encore l’amandier qui est une culture très répandue dans la région de l’Oriental, en plus de la présentation de certaines technologies utilisées dans ce domaine, notamment les drones qui permettent de réduire en particulier l’utilisation des pesticides, a-t-il dit dans une déclaration à la MAP.

« Notre but final est d’améliorer la productivité et l’environnement pour toute l’agriculture marocaine », a résumé M. Mekkaoui.

De son côté, Mahjoub Lahrach, Directeur régional de l’Agriculture, a affirmé que cette rencontre qui a rassemblé des responsables, des chercheurs, des agriculteurs et des producteurs a permis de dresser l’état phytosanitaire des cultures dans la région de l’Oriental et les efforts déployés pour lutter contre certaines maladies qui affectent des plantes.

Il a expliqué à cet effet que pour le cas des agrumes, le problème a été résolu définitivement et la production est exportée sans aucun problème, alors que pour l’amandier le programme de lutte contre le scolyte se poursuit à un rythme accéléré et les résultats obtenus sont satisfaisants.

Les exposés faits lors de cette journée ont porté notamment sur « la surveillance et le contrôle phytosanitaire », « l’impact économique des problèmes phytosanitaires », « les approches de lutte contre certains ravageurs des agrumes dans le périmètre irrigué de la Moulouya », « les traitements phytosanitaire par drone », « les enjeux de la gestion phytosanitaires de la cératite sur les agrumes » et « les contraintes pathologiques et comment faire face chez l’amandier et l’olivier ».