M. Rifki souligne le rôle des ouléma dans la préservation des peuples et des sociétés contre les courants fourvoyants

19/12/2018 – Le secrétaire général de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains, Mohamed Rifki, a mis l’accent, mercredi à Oujda, sur le rôle et le devoir des ouléma marocains et africains dans la préservation des peuples et des sociétés contre les courants et les pensées fourvoyants et destructeurs.

19/12/2018 – Le secrétaire général de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains, Mohamed Rifki, a mis l’accent, mercredi à Oujda, sur le rôle et le devoir des ouléma marocains et africains dans la préservation des peuples et des sociétés contre les courants et les pensées fourvoyants et destructeurs.

M. Rifki était l’invité de l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda pour animer le cours inaugural de l’année universitaire 2018-2019 et ce, autour du thème : « La symbolique de l’institution d’Imarat al Mouminine et la protection des valeurs humaines ».

Il a relevé à cette occasion que la préservation contre les déviations et l’extrémisme et la lutte contre toutes les formes de violence, de terrorisme et autres fléaux que connaissent les sociétés en général, est un devoir dicté par la religion et ses prescriptions, et les oulémas ont un rôle important à jouer dans ce sens.

Les dangers qui guettent notre religion, a-t-il dit, imposent la coordination entre les oulémas et leur unité afin de contrer les courants destructeurs et diffuser les valeurs nobles de l’Islam qui appelle à l’entraide, à l’unité, à la fraternité et à la modération entre les musulmans comme entre les non-musulmans.

Le but étant de préserver notre identité commune mais surtout et avant tout l’être humain lui-même, a assuré M. Rifki.

Et de poursuivre que SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, fidèle à la voie tracée par feu SM Mohammed V et feu SM Hassan II, veut faire de la Fondation Mohammed VI pour les ouléma africains un cadre institutionnel et un espace de savoir pour la préservation de la religion et ses prescriptions, non seulement à l’échelon du pays mais au niveau de l’Afrique également.

M. Rifki a mis l’accent à cet effet sur la responsabilité sacrée et le devoir religieux et civilisationnel qui incombe aux ouléma en matière de préservation des peuples et des sociétés, des jeunes et des familles, et de les prémunir contre les pensées fourvoyantes.

Dans son exposé, le conférencier s’est longuement attardé sur le modèle religieux marocain et ses spécificités, sur l’institution d’Imarat al Mouminine, sa légitimité, sa symbolique et sa relation avec la protection des valeurs humaines, ainsi que sur les dangers auxquels font face les sociétés humaines.

Il a traité aussi du rôle de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains en vue d’apporter des réponses et remédier aux crises des valeurs humaines que vivent les sociétés, notamment dans le continent africain, à travers la consécration et la préservation des valeurs et préceptes de l’Islam, contribuant ainsi à la promotion de la paix, de la stabilité et du développement.

Mettant en avant l’importance que revêtent les liens tant religieux qu’historiques et culturels qui unissent le Maroc à l’Afrique, M. Rifki a rappelé par ailleurs les objectifs de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains qui a été créée en juin 2015 sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, et qui compte désormais 32 sections à travers le continent.

Le conférencier a ainsi expliqué que la Fondation a pour missions notamment d’unifier et de coordonner les efforts des ouléma musulmans, au Maroc et dans les autres Etats africains, en vue de faire connaître les valeurs de l’islam tolérant, de les diffuser et de les consolider, de prendre toute initiative permettant d’intégrer les valeurs religieuses de tolérance, et d’animer l’action intellectuelle, scientifique et culturelle en rapport avec la religion musulmane.

Elle œuvre aussi à consolider les relations historiques qui lient le Maroc aux autres Etats africains et veiller à leur développement, et à encourager la mise en place de centres et d’établissements religieux, scientifiques et culturels, de même qu’elle veille à la revitalisation du patrimoine culturel islamique africain commun, a-t-il ajouté.

De son côté, le président de l’Université Mohammed Premier (UMP-Oujda), Mohamed Benkaddour, a noté l’importance du thème retenu pour cette conférence inaugurale, réaffirmant l’engagement de l’UMP avec l’ensemble de ses établissements et instituts dans le sillage de l’orientation du Maroc vers l’Afrique.

Il a rappelé dans ce sens l’organisation d’une série de rencontres scientifiques et de conférences internationales à l’initiative de l’UMP dont la dernière a eu lieu les 4 et 5 avril dernier sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, autour du thème  »La diplomatie culturelle et le défi de l’unité africaine ».

Cette conférence a été soldée par la création de l’Union des universités des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui a son siège à l’UMP d’Oujda, a-t-il dit, faisant remarquer également que la présidence de l’université a créé un centre d’études et de recherches africaines et aspire à conclure une convention de partenariat et de coopération avec la Fondation Mohammed VI des ouléma africains.

Une rencontre scientifique d’envergure internationale est par ailleurs prévue en mars prochain sur le thème : ’’la migration dans le contexte africain : réalité et défis’’, a encore révélé M. Benkaddour.