Les moyens de promouvoir l’entrepreneuriat examinés lors d’un webinaire

Un webinaire organisé récemment a examiné les moyens de promouvoir la création d’entreprises dans la région de l’Oriental, notamment dans le contexte de l’après-pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19).

Ce webinaire, placé sous le thème «Région de l’Oriental : Une intelligence collective pour l’appui à la création d’entreprises», a été organisé par l’Association marocaine des économistes d’entreprise (AMEE) en partenariat notamment avec l’Université Mohammed Premier (UPM) d’Oujda, le Conseil de la région de l’Oriental (CRO), le Centre régional d’investissement (CRI), l’OFPPT et l’ANAPEC.

Cette rencontre a connu la participation de plusieurs acteurs intervenant dans la promotion de l’entrepreneuriat, qui ont partagé leurs idées et évoqués les rôles de leurs institutions respectives dans ce domaine.

A cet égard, le président de l’UMP, Yassine Zarhloule, a indiqué que les derniers mois, marqués par la lutte contre la Covid-19, ont montré toute l’importance de l’innovation dans la recherche de solutions à des problèmes concrets mais aussi dans l’entrepreneuriat en général, notant que les universités marocaines, dont l’UMP, ont su innover et développer en un temps record des solutions (appareils respiratoires, produits biomédicaux…) pour contribuer à la lutte contre la pandémie.

«Quant on parle d’innovation, on parle automatiquement entrepreneuriat», a-t-il estimé, soulignant que l’université est le lieu par excellence de l’innovation et doit donc jouer le rôle d’incubateurs pour les jeunes entreprises selon la vision «apprendre pour entreprendre».

M. Zarhloule a rappelé que l’UMP, qui compte quelque 70.000 étudiants, offre des modules de formation à l’entreprenariat, avec un staff professoral compétent et des espaces de coworking.

«L’ingrédient essentiel qui manque reste l’implication des industriels», a-t-il fait remarquer, affirmant que l’université d’Oujda a à son actif de nombreuses innovations qui n’ont pas trouvé de porteurs nationaux et qu’elle s’emploie à aider à la création de startups, dont certaines sont des succès reconnus au Maroc et ailleurs.

De son côté, le directeur général du CRI de l’Oriental, Mohamed Sabri, a mis l’accent sur les enseignements à tirer de la crise du nouveau coronavirus, notamment l’importance de l’autosuffisance et la nécessité de développer des idées innovantes pour faire face aux imprévus et faire preuve d’application et de sérieux, en somme un système de valeurs à même de changer nos modèles de développement, y compris pour l’entreprenariat.

Il a aussi rappelé les missions qui incombent aux CRI dans leur nouvelle mouture, notant que le CRI de l’Oriental se fixe pour objectif le soutien à la création d’entreprises dans la région, en aidant les jeunes dans l’ensemble des étapes du projet, depuis la conception en passant par le business plan, le financement et l’accompagnement.

Par ailleurs, M. Sabri a souligné que la confiance mutuelle entre porteurs de projets et institutions d’accompagnement et de financement reste essentielle pour promouvoir l’entreprenariat notamment des jeunes.

Pour sa part, le vice-président du CRO, Mohamed Mrabet, a relevé que la période post-Covid-19 doit être marquée par une intervention sur trois axes au niveau de la région : le sauvetage des entreprises qui se trouvent en difficulté en raison des répercussions de la pandémie, le renforcement et le soutien aux entreprises existantes et la promotion de la création des entreprises.

Le CRO joue un rôle essentiel dans ce domaine en agissant sur deux volets prioritaires, à savoir le désenclavement du monde rural et la promotion de l’investissement, a-t-il fait savoir, soulignant que l’action du Conseil porte sur l’ensemble du territoire de la région et s’intéresse aussi bien aux grands projets qu’au soutien des PME et des coopératives.