Rétrospective 2018 : Des infrastructures logistiques à l’économie solidaire, des efforts tous azimuts pour le développement socio-économique de l’Oriental

23/12/2018 – L’Oriental a connu en 2018 la poursuite des efforts visant à réunir les conditions à même de faire de cette région une véritable locomotive de l’économie nationale, un élan qui touche l’ensemble des piliers du développement, des grandes infrastructures jusqu’aux acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Par: Hicham Boumehdi

23/12/2018 – L’Oriental a connu en 2018 la poursuite des efforts visant à réunir les conditions à même de faire de cette région une véritable locomotive de l’économie nationale, un élan qui touche l’ensemble des piliers du développement, des grandes infrastructures jusqu’aux acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Il s’agit de booster l’activité économique d’une région riche en potentiel humain, naturel et culturel en mobilisant l’ensemble des acteurs et en mettant en place les infrastructures nécessaires, leviers de la croissance et de la dynamisation de l’économie.

A cet égard, la région connait notamment le déroulement des travaux de construction de la future plateforme portuaire Nador West Med, dans le site stratégique de la baie de Betoya, situé sur la façade Ouest du Cap des Trois Fourches à moins de 250 miles du détroit de Gibraltar et ce en face des principales routes maritimes Est-Ouest des trafics conteneurs et produits pétroliers.

Le projet porte sur un nouveau port en eau profonde doté de capacités importantes pour le transbordement des conteneurs, le développement d’un pôle énergétique et le traitement des produits vrac, ainsi que sur une plate-forme industrielle intégrée destinée à abriter les métiers mondiaux du Maroc, qui sera développée sur une zone franche adossée au port.

Doté du même modèle industrialo-portuaire déjà mis en œuvre avec succès au niveau de la plateforme Tanger Med, Nador West Med vise à accélérer et renforcer le développement économique et social de la région de l’Oriental, tout en renforçant le rôle maritime et portuaire du Maroc et son approvisionnement en produits énergétiques.

Et pour permettre à la région de bénéficier pleinement de l’effet de levier de ce grand projet structurant, une convention de partenariat a été signée en juillet dernier par l’Office national des chemins de fer (ONCF), la wilaya de l’Oriental et le Conseil de la région de l’Oriental, en vue de l’élaboration d’une étude relative à la réalisation d’une ligne ferroviaire entre Oujda et Nador via Berkane.

Cette étude préliminaire permettra à terme de collecter toutes les informations et données inhérentes à ce projet, qui nécessitera un coût global estimé à 8 milliards de dirhams (MMDH) et qui revêt une importance capitale en ce sens qu’il « permettra aux différentes villes de la région de l’Oriental de tirer profit des retombées positives du projet portuaire Nador west Med, dont l’étude de sa connexion au réseau ferroviaire est en phase avancée », avait déclaré à cette occasion le directeur général de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie.

A noter qu’en termes d’infrastructures ferroviaires, la ville d’Oujda a connu en novembre le lancement par SM le Roi Mohammed VI d’une nouvelle gare, qui constitue une concrétisation du grand projet urbain « Urba Pôle », venant accompagner l’essor socio-économique de la région de l’Oriental.

Cette gare, un espace multifonctionnel aux services diversifiés, comprend notamment un nouveau bâtiment voyageurs (6.700m²) et des aménagements extérieurs (37.800 m², dont 22.000 pour l’esplanade). Réalisée pour un montant de 170 millions DH, elle vise à améliorer les conditions d’accueil et de confort des voyageurs, à répondre à la progression du trafic voyageurs qui devrait dépasser 1 million de passagers par an à l’horizon 2020, et à accompagner le développement urbain de la ville d’Oujda.

Toujours dans le domaine logistique, et dans le but d’encourager les opérations d’importation et d’exportation menées par les entreprises de la région de l’Oriental, une convention de partenariat et de coopération a été signée en octobre avec pour objectif de développer l’activité commerciale du port de Béni-Ensar (Nador) à travers le renforcement du transport maritime des conteneurs.

Il s’agit de l’organisation par la Société « Med Shipping Company Maroc » (MSC Maroc) de liaisons maritimes régulières de et vers le port de Béni-Ensar opérées par des porte-conteneurs.

Lors d’une récente réunion avec les investisseurs de la région, le président du Conseil de la région de l’Oriental, Abdenbi Bioui a souligné que le nombre de conteneurs transportés par cette ligne maritime est passé de 10 à 79, ajoutant que le but est d’atteindre le chiffre de 250 conteneurs par mois à l’horizon des six prochains mois.

Parler de développement économique dans l’Oriental nécessite d’évoquer le secteur agricole, qui occupe une place centrale dans la structure économique de la région. A ce titre, il convient de relever que les responsables du secteur s’attendent à une bonne saison 2018-2019, grâce notamment aux conditions climatiques favorables.

En effet, le cumul pluviométrique moyen enregistré à la date du 2 novembre s’élève à 80 mm, en hausse de plus de 100 pc en comparaison avec la même période de la saison précédente. Ces précipitations ont permis d’augmenter les réserves en eau du complexe hydraulique de la Moulouya pour atteindre un taux de remplissage de plus de 81 pc.

Quelque 430.000 hectares de céréales, 1.300 ha de légumineuses d’automne et 14.000 ha de cultures fourragères sont programmés au niveau de la région de l’Oriental au titre de la campagne agricole 2018-2019.

Les autres cultures bénéficient aussi d’un grand intérêt. Ainsi, le bureau régional de l’Office national du conseil agricole a mis en place cette année un plan ambitieux pour le développement de la culture de la betterave à sucre avec la programmation de 7.500 ha.

S’agissant des arbres fruitiers, plus de 324.000 tonnes d’agrumes devraient être produite au cours de cette saison, soit 23 pc de plus que la campagne précédente, dont 205.000 tonnes de petits fruits et 119.000 tonnes d’oranges. Quant aux olives, la production devrait atteindre 135.000 tonnes.

Les efforts de développement agricole portent aussi sur les produits de terroir, étroitement liés à l’économie sociale et solidaire, une filière qui connait un réel essor dans la région. La 2ème édition du Salon régional de l’économie sociale et solidaire, tenue en juin, est venue rappeler ce fait et booster davantage le secteur.

Cet événement a constitué une occasion idoine pour valoriser et promouvoir les produits de l’économie sociale et solidaire au niveau la région et renforcer les capacités des acteurs locaux à travers l’encouragement de la commercialisation des produits des associations professionnelles et des coopératives.

Plus de 200 exposants dont des coopératives, des associations professionnelles et des institutions publiques concernées par l’économie sociale et solidaire, ont pris part à ce salon, érigé sur une superficie d’environ 3.000 m2.