Bouchnak lance bientôt «Zina Ya Arbiya» en hommage à la femme

Le nouveau single intitulé « Zina Ya Arbiya » que le chanteur Hamid Bouchnak s’apprête à lancer officiellement jeudi 16 janvier courant, se veut un bel hommage à la femme qu’elle soit une maman, une épouse ou encore la dulcinée.

A travers cette chanson, d’une durée de 03mn45, où rythmes et sonorités « africaines » et « andalouses » s’interfèrent et s’entremêlent en toute subtilité et délicatesse, Hamid Bouchnak chante l’amour et l’espoir, en veillant soigneusement à rendre un vibrant hommage à la gent féminine.

Il s’agit, à ses yeux, d’un sujet intemporel sur une musique, certes, moderne et captivante mais aux influences multiples qui rappellent le caractère « afro-andalou cosmopolite ».

Autrement, « Zina Ya Arbiya » se veut indiscutablement « un tempo afro-Raï » habillé d’une mélodie et d’un chant gharnati, un style que cette grande star de la musique moderne a réalisé pour rendre son style et son univers, un espace où s’entrecroisent rythmes « africain », « rai » et « gharnati » si ce n’est toute la musique dans son universalité la plus absolue.

Sur le chemin menant à ce single, Hamid Bouchnak décide donc de tourner le Clip à Oujda, sa ville natale en confiant la réalisation de cet opus artistique riche en couleurs, à Mohamed Hmimssa, alors que Ilyass Yahyaoui s’est occupé du montage. Quant au tournage, il a été assuré par le Cameraman, Mohamed Quoninich.

Avec ce nouveau single, dont la composition et l’arrangement sont signés Hamid Bouchnak, et les paroles de Hamid Bouchnak et Saïd Barka, cette icône de la chanson 100% jeunes, continue de créer et de produire davantage de musique si raffinée et répondant à tous les goûts.

L’artiste s’est fait ainsi une belle et riche carrière en faisant appel à chaque fois aux rythmes et sonorités les plus hallucinantes et combien même, amplement mariées à des musiques universelles.

Approché par la MAP, Hamid Bouchnak a dit toute sa joie et sa fierté de cette performance artistique si singulière de par les sonorités et rythmes « africains » et « gharnatis » qui s’imbriquent en toute symbiose et en toute beauté.

« C’était pour moi un rêve de fusionner la musique africaine avec le gharnati qui se veut un style très raffiné et je suis tellement heureux de cette expérience », a-t-il dit, notant que les frères Bouchnak qui ont évolué dans un environnement « musical » et « fusionné », étaient l’un des premiers groupes musicaux au Maroc à réaliser des fusions musicales captivantes.

Sur le choix de la ville d’Oujda pour tourner le clip de ce single, il a fait savoir qu’il émane du fait que sa ville natale est considérée comme la capitale de la culture arabe et qu’il est donc légitime d’y tourner son Clip vidéo pour la première fois de toute sa carrière riche d’une quarantaine d’années d’expérience.

« J’ai travaillé avec des jeunes et des associations oujdis en leur offrant cette opportunité. Mon objectif est de créer entre eux cette belle synergie et surtout, de mettre en relief la richesse et la diversité de la ville d’Oujda et tout l’effort qui a été déployé en vue de promouvoir et enrichir la scène culturelle et artistique », a-t-il relevé.

Il a réitéré sa fierté d’être un artiste « africain du nord », notant qu’il est donc tout à fait normal que sa musique comporte ces rythmes africains, avec des influences d’une musique universelle.

Au sein du groupe « Frères Bouchnak », l’une des réussites les plus évidentes est celle de Hamid, qui chantait avec ses frères à l’âge de 13 ans. Le doué benjamin, signataire des plus importants titres de la formation et voix lead de la bande, s’était déjà distingué par quelque escapades en solitaire.

Toutefois, c’est par le biais d’albums comme « Morrocan’Rock » (1995), et surtout « A Chebba » (1997) qui avait nécessité plus de 4 mois de travail dans son studio à Lille (France), que Hamid à pu imposer son nom. Au passage, Hamid a raflé le Prix de la meilleure chanson francophone délivré par MCM pour l’interprétation du titre « Ma bka lina amal » (il ne nous reste plus d’espoir), en duo avec son ami Malek.

En 1998, Hamid s’est illustré par un air appelé à faire le tour des stades puisque « Allez allez » a été composé en hommage à l’équipe nationale qui en est à son quatrième mondial.

Après une absence de trois ans, Hamid signait son retour fracassant avec la chanson « Moussem », un album réussi et bien abouti, lancé à partir de Marrakech en 2004. Les années de succès vont se poursuivre avec en début 2007, la réalisation en duo « historique » avec El Hejja El Hamdaouiya du titre « Al Kass Hlou » qui a connu un succès fulgurant, suivi en mai 2008, de la sortie du 10è Album qu’il appelait tout simplement « Hamid ».

Après une année 2009 riche en tournées européennes et participations aux festivals marocains à l’instar du Festival Mawazine, Hamid Bouchenak va travailler dur, un effort soldé par la sortie début 2010 de son album « Best of » regroupant ses meilleurs titres.

Les succès vont se poursuivre permettant, dès 2012, à Hamid Bouchnak d’entamer sa tournée canadienne. En début 2013, le chanteur regagne le Maroc pour s’y installer définitivement.

En 2014, il ouvre son propre studio dans la cité ocre, occasion d’apporter son expérience dans le domaine artistique et musical, en composant et arrangeant les musiques.

En 2016, Hamid Bouchnak s’est vu attribuer le Trophée du prix « world music » et ce, lors de la 6è édition du Festival international des arts et de la culture « Eté des Oudayas ». Courant la même année et au nom de l’unité africaine, Hamid rencontre son ami Trévy Félix pour lancer ensemble la chanson « Ifriqia Mama Africa », un opus de style Reggae-Rai destiné à un large public international.

Vingt ans après le grand succès « Allez- Allez » composé en hommage à la Sélection nationale pour sa participation à la Coupe du Monde de 1998, Hamid Bouchnak récidive et nous livre son opus « Allez Allez Maroc », version Coupe du Monde 2018 pour fêter la ferveur populaire et le soutien entier du Maroc aux Lions de l’Atlas.

En octobre 2018, il sort son single intitulé « Moulat Jellaba » rendant hommage à la femme marocaine dans sa culture vestimentaire ainsi que dans l’intimité de son quotidien et le respect que procure cet héritage traditionnel.

Au fil du temps de ses créations, la maturité artistique de Hamid Bouchnak se rapproche du coeur de son public et fait de nouveaux férus du style Bouchnak à travers le monde.